C’est en 2000 que Fabienne et Christian T ont organisé le premier rassemblement Citroën sur leur ferme à Winchester en Ontario, près d’Ottawa. Fabienne cherchait à recréer l’ambiance de certains rassemblements 2CV auxquels elle avait assisté  dans son pays natal la Suisse. S’appuyant sur un petit réseau local de passionnés Citroën et le pouvoir de la communication de bouche-à-oreille, elle a été ravie lorsque les champs ont commencé à se remplir de Citroën de tout l’Est du Canada. Dans les années qui ont suivi, Fabienne, Christian et un noyau de bénévoles du Club d’Ottawa Citroën ont continué à organiser cet événement.  Chaque année la date était choisie en fonction des besoins de la ferme laitière et des divers événements Citroën dans le monde entier tels que les ICCCRs et la Rencontre Mondiale 2CV. Cette année a marqué la dizième anniversaire et le Club d’Ottawa a fait un effort particulier pour s’assurer qu’il soit mémorable. Comme d’habitude, le vendredi a vu le groupe de bénévoles monter la chapiteau, préparer le terrain de camping, empiler du bois pour le feu de camp et préparer l’organisation des inscriptions. L’équipe était composée de Jim et Beth McCollum, Cor Baars, Michel Landry, Bob McLeod et Christian T. Ils ont fini juste à temps pour accueillir le premier invité arrivé, Dave McAuley de Guelph. En raison d’engagements antérieurs, Dave n’a pas été en mesure de venir avec sa 2CV, mais il nous a raconté beaucoup d’histoires quand il était étudiant et conduisait des 2CV neuves achetées dans le sud de l’Ontario. Avant la tombée de la nuit, le groupe a été rejoint par notre ami fidèle, Dan Burns, après un parcours de 550 km à partir de Sudbury. L’arrivée  de Dan nous a également permis de démarrer un jeu animé de « Combien de Citroënistes  faut-il pour monter une tente de camping? « . Finalement la réponse est trois: un pour disperser les pièces, un pour mal interpréter les instructions et un autre pour tenir les boissons de tout le monde à l’abri du danger.

Camping à la française

Le reste de la soirée se passa autour du feu, à partager des histoires et à regarder les étoiles filantes. Le lever du jour du samedi était superbe. On ne pouvait presque pas croire qu’il fasse si beau, au cours de cette année-de-l’été–qui-n’est-jamais-venue. Pendant que les campeurs aux yeux troubles ont commencé à se repérer, on voyait arriver sans cesse de nouveaux participants.  Un important contingent de gens de la région de Montréal se sont organisés en plusieurs petits convois, et au fur et à mesure que chaque nouvelle vague arrivait, on échangeait de nombreuses salutations. Il y avait des débats habituels sur l’étiquette correcte de La Bise et contrairement à certaines opinions, ceci ne  semble pas être relié au choix de voiture; en effet, .le  groupe comprenait des 2CV, DS, SM, XM, et même une seule Peugeot 203.   Il semble plutôt que cela dépend du pays d’origine voire même de  la région des participants pour déterminer si il fallait faire 2, 3, ou même 4 bises. “Vive la différence!” On était très content de voir arriver Ruth et Neil Bryson, de l’île Wolfe, près de Kingston. Comme toujours, ils sont arrivés au volant de leur camionnette AK250 belle « Titine ».  Les Bryson sont bien connus pour leur esprit chaleureux et aventureux et cette année n’a pas fait exception.  Neil nous dit toujours qu’il doit prendre son temps, par respect du petit moteur 425 cc  de Titine , mais on doute qu’une 425 a déjà été conduite plus sportivement. Ce fut une année  de très mauvais ou de très bon Karmas mécaniques  (ou peut-être « car-ma » ?), selon votre point de vue.  Mauvais, parce que nous avons assisté à trois grands problèmes mécaniques.  Bon, parce que les Druides de réparation Citroën étaient présents pour effectuer les exorcismes nécessaires.  Premièrement, le cable d’accélération sur la camionnette des Bryson s’est démantelé progressivement le long de la route. Étonnamment, à l’aide d’un aimant sur un bâton, Bob McLeod a réussi à extraire toutes les pièces, toujours coincées dedans et autour du moteur et du sabot. Puis la DS21 de Michel Landry a développé un état priapic, où seul le devant de la voiture a monté à sa hauteur correcte.  Après diverses suggestions, comme arrêter de mettre du Viagra dans le réservoir d’essence, André Ménard et Michel ont passé  quelques heures à remplacer un régulateur de hauteur bloqué, qui a rétabli la DS à son état normal.  Enfin, la 2CV conduite à droite d’Ian Craib  a essayé de nous rappeler ses origines britanniques en ayant une défaillance du circuit électrique.  Qui aurait pu penser que Michel Larouche aurait amené avec lui un alternateur de rechange, comme par hazard? La greffe a été réalisée en un temps record.

Il ya de l’espoir …

Avant même qu’on puisse s’en apercevoir, les gens se sont organisés dans un convoi multi-coloré et et bruyant pour la sortie.  Pour fêter ce    10e anniversaire,  le club avait organisé un déjeuner dans un vignoble local : Le Domaine du Cervin. Tout d’abord, qui aurait su qu’il existait des vignobles dans l’Est de l’Ontario, à moins de 70km de Ottawa?  Le Domaine du Cervin est géré par la famille Gutnecht. Elle comprend un vignoble et une cave ainsi qu’un ranch de cerfs rouges.

Le gang de Montréal
On y va!

Après une courte promenade à travers la campagne,

Citroën sauvages au Canada

le convoi est arrivé sur le site et nous avons rempli l’aire de stationnement à craquer.

Tout le gang est là

Nous avons été accueillis chaleureusement, puis on est rentré dans la cave pour une dégustation des vins produits par la famille.  Les Rouges et les Blancs ont tous deux été très apprécié par tout le monde.  Nous avons même eu droit à goûter un « vin de dessert » qui est semblable au célèbre Vin de Glace de l’Ontario.

Le vin coule très bien, merci
2009 a été une très bonne année, vous ne croyez pas?

Après des toasts de bienvenue, nous nous sommes intallés dans le hall, où un buffet délicieux avait été préparé.  Le plat de résistance était un ragoût de cerf.  Après avoir rempli nos assiettes, nous nous sommes dirigés vers la zone de pique-nique.  Là, nous étions en mesure de profiter de nos repas, dans une ambiance plus qu’agréable parmi un groupe cosmopolite de Citroënnistes.  Les conversations allaient bon train, tant en français qu’en anglais et parfois dans les deux. Ça montre bien qu’en communication, il ne faut que de la volonté pour y arriver. En fin d’après-midi, les gens ont regagné la ferme Thurler par leurs propres moyens. Quand ils sont arrivés, ils ont constaté qu’on leur proposait encore une fois les Jeux Olympiques Citroën.  Les Jeux, basés sur le modèle des Jeux Deuchistes des rassemblements 2CV européens, ont débuté à la réunion de Winchester en 2001. Nous pensons que cela a été une première en Amérique du Nord.  Depuis son début, le phenomène s’est propagé au Rendezvous annuel à Saratoga Springs. Au fil des ans, les Jeux ont vu de nombreuses incarnations, y compris : un cours de conduite les yeux bandés, le slalom d’équilibre, le croquet Citroën, le basket-ball 2CV, et «La Course des Someliers » avec des verres de vin sur un plateau. Cette année, nous avons rendu hommage au »cahier des charges » de la TPV (nom du code d’origine pour la 2CV). Les équipes ont dû négocier un parcours de slalom, tout en utilisant un bâton de ski afin de ramasser et livrer avec succès les objets suivants (un à la fois) : un panier d’œufs, un sac de pommes de terre et un cochon! Le spectacle était, ainsi … spectaculaire, avec des techniques variées et intéressantes (et parfois légèrement inquiétantes) pour gagner quelques secondes précieuses au chrono.

l’équipe de Bruce Grant et le cochon qui fait oui-oui
Christian est plus habitué à manipuler des vaches que les porcs

Au cours de la compétition, une bataille serrée s’est développée parmi les trois grandes marques françaises : Citroën, Peugeot et Renault.  L’équipe Peugeot, représentée par Christian Noël, avec une 203 de 1961 . L’Armée Renault avec la  R4L de Dominique Vincent, et puis Citroën avec une véritable horde de 2 CV du club d’Ottawa. Les gagnants des palmarès  finaux ont été : Yaro Dvorsky / Christian T en 2CV, Christian Noël / Daniel Baragiotta (aka Bara) avec la Peugeot 203, et Dan Burns / Yaro Dvorsky en 2CV.  Chaque équipe a reçu des trophées « Escargot en tôle » . En plus, Dominique a reçu un prix spécial pour son esprit bon enfant face à l’opposition deuchiste.

Nos jouets et nos récompenses

Pendant que les concurrents des jeux ont continué à bavarder, les cuistos se sont mis au travail. Pour marquer son 10 eanniversaire , le club avait organiser un dîner hors du commun : un méchoui, préparé par Gilbert Beck, Michel Larouche et d’autres membres du contingent de Montréal.  Cette vaillante équipe s’est servii d’une camionnette 2CV pour apporter une plate-forme de cuisson rôtisserie.  Nous nous sommes régalés de viandes et  de somptueuses salades faites maison, préparées par les membres locaux : Carla Baars, Fabienne T. et Claudine McLeod. Comme dessert, il y avait un magnifique gâteau suisse.

Oh, que ça sent bon
… Et encore meiux

Après le dîner et la remise des prix, nous avons assisté au spectacle de James Azola, artist afro-canadien.  James a joué et chanté pendant que la foule écoutait et que les gens dansaient.  Les conversations ont continué jusque tard dans la nuit étoilée, autour d’un autre feu de camp.

Ça fait rire les oiseaux, ça fait danser les deuchistes

Le dimanche matin, un petit déjeuner à la française a été servi par Cor et Carla Baars.  Finalement, on s’est dit au revoir et bonne route avant que les paticipants ne reprennent la route du retour, au volant de leurs Citroën tant aimées. Le Club Citroën d’Ottawa veut remercier tous ceux qui ont contribué à un tel succès, par leur présence ou leurs efforts. L’évolution étant une caractéristique importante de survie,  la rencontre du Club d’Ottawa débutera sa deuxième décennie l’année prochaine avec un nouvel emplacement et un nouveau format. Restez à l’écoute pour plus de nouvelles.