Rédaction de Bruce Grant,
Photos de Danielle Bellanger et Bruce Grant
(note du Webmaster: on s’excuse pour la qualité des photos dans cet article; pour la plupart, ils ont été scannés depuis un tirage du document d’origine; des fois, on fait avec ce qu’on a.)
J’ai commencé avec le titre « Le tour de l’Ontario », mais cela me semble être insuffisant. L’Ontario est si grand et si complexe qu’il faut reconnaître que nous n’aurons vu qu’un petit coin. C’est comme dire que les Cantons de l’Est ne représentent pas tout le Québec. Ce qui nous importe, c’est que la région offre un bon accueil et un grand intérêt historique et touristique.
On commence chez nos amis Fabienne et Christian T à Winchester. A la fois, ils accueillent le groupe deuchiste de l’Ontario.
Dans la photo, Bob McLeod, l’homme à tout faire (« horse of all work », dirait-on en anglais) s’en occupe à la fois avec un ballon et une tablette qui contient son agenda.
Il est vendredi; la pluie s’en vient.
Notre hôte Christian T, aidé des deux cousines Nohémie et Orlane tentent à maintenir le milieu luxueux malgré le mauvais temps.
Le matin s’annonce avec un ciel bleu et du bon café
Conversation entre Diane Temple et Gaêtan St. Arnaud
«Je reconnais ton fameux chapeau que j’ai vu dans le livre Gaspésien il y a deux ans. Est-il vrai ce qu’on dit que tu dors avec ton chapeau?»
«Oui ah oui. T’as raison. Mais c’est bien le temps d’avoir un changement de chapeau. Diane, je te donne la commission de m’en trouver un nouveau.»
Fabienne et Christian nous préparent pour le départ vers Upper Canada Village, le début de notre voyage d’une semaine. Malheureusement, ils ne pourront pas nous joindre parce qu’ils doivent veiller sur les vaches. Et beaucoup d’autres amis ont dû rater l’affaire à cause d’obligations familiales. Nous autres, les survivants, prendrons la route en trois Deuches.
Upper Canada Village doit son existence à la construction de la Voie Maritime qui a déplacé tant de maisons et autres bâtiments historiques. Il est devenu un bon exemplaire de la vie du dix-neufième siècle dans le Pays des Loyalistes et un des meilleurs villages historiques du monde.
A Crysler’s Farm, sur le champ accotant le village, on a repoussé en 1813 une invasion américaine. Les forces britanniques, renforcées d’un grand nombre de québécois ont leurré une armée américaine, supérieur en nombre, à avancer avec toute confiance sur un grand champ sans abri.
On visite à un ancien moulin à vent, converti en phare. Ici en 1838 un groupe de «patriotes» renforcé d’un plus grand groupe américain ont saisi le moulin comme château fort pour envahir et libérer le Canada et pour le faire joindre aux Etats Unis. Mais la population alentours étaient les loyalistes, ceux qui avaient tellement souffert dans la révolution américaine. Face à l’hostilité de la population et suite à un lourd bombardement l’affaire a échoué. Ayant raté la libération, nous autres canadiens, dépourvus du grand pouvoir assimilatoire du creuset culturel américain, sommes obligés à respecter notre diversité culturelle, même si c’est parfois incommode.
On fait le tour en bateau des Milles Iles. Nous n’avons qu’une seule photo du groupe entier, grâce à un passager inconnu qui l’a fait pour nous. On voit clairement que le groupe est petit, mais de la plus haute qualité.
Kingston était la première capitale du Canada et nous donnait le premier gouvernement démocratique suite à la rébellion de 1837 et le rapport du Lord Durham. Durham a recommandé un gouvernement responsable et il a créé un programme pour l’assimilation des francophones. Nos deux leaders canadiens Robert Baldwin et Louis Hippolyte Lafontaine avaient un autre propos. Ici à Kingston ils ont serré la main et ils ont établi l’idée essentielle du Canada. Il est ironique que le moulin à vent, une structure utilitaire, soit devenu le siège d’une bataille importante mais la grande forteresse à Kingston n’a jamais été attaquée.
Notre auberge ce soir est un brise-glace retraité, tout au centre-ville de Kingston. Voila, nous sommes les marins qui veillent sur la salle à manger. Le navire reste toujours liée au quai et ne demande pas les guetteurs sur le pont.
Kingston comprend toutes les prétentions d’une petite capitale nationale, y inclus les pénitenciers. En visitant le Musée des Pénitenciers on voit les cruautés qu’on a infligé aux détenus. On voit aussi les photos des malfaiteurs bien connus, y compris Gaêtan l’Incendiaire et son complice Pretty-Boy Boulanger.
Il paraît dans la photo ci-dessus que Michel s’est débarrassé des jeunes femmes. Pas vrai! La photo, c’est juste une blague! Vraiment! Je le vous jure!
Le traversier de Glenora, n’est pas un traversier. Il fait partie du système routier et ne demande pas le péage. Ce chemin flottant nous mène au Compté du Prince Edouard, une île dans le Lac Ontario, isolée des routes principales et de la vie moderne.
On visite l’inévitable maison historique ou le personnel sont tous les enfants des loyalistes, et qui font leur travail comme bénévoles pour l’amour de leur histoire. On visite aussi une cidrerie pour un bon repas de midi, une fromagerie et enfin un vignoble, dans le cas que le cidre n’était pas suffisant.
Les petits chemins du Compté invitent une randonné détendue, à basse vitesse. On se sent plus comme flâneur que voyageur.
Cette belle journée se termine au Ferme à Lavande, un gîte muni d’une bonne table, une piscine et notre hôtesse la belle Rolande Leblanc.
En route le matin, nous visitons chez Barry Brown et son épouse Gail, qui habitent dans un ancien moulin à eau. I3arry, un ancien ami à moi est motard; il collectionne, restaure et vend les motos rares. Lorsqu’ il était jeune homme Barry a conduit sa Deuche d’Amsterdam à Jérusalem Il doit prendre le volant pour faire un circuit avec Gail. « Oh man, it brings back so many memories »
On arrive enfin à Merrickville, village qui date du 18 siècle. Notre logis se trouve dans une ancienne caserne militaire converti en gîte confortable. On pille les magasins et on prépare un bon dîner. Etre à l’aise, une bonne table, un verre à vin en main, pendant qu’une pluie légère tombe dehors, c’est pas mal. Voyons dans la deuxième photo, comment nous sommes bel et bien détendus.
Grâce à Michel, nous sommes invités à visiter l’Agence Spatiale du Canada. Puisqu’il est interdit de prendre les photos à l’intérieur j’ai dû faire un croquis. Ici Michel démontre fièrement son dessin pour les hublots de la navette spatiale.
Avant
Après
On termine à Ottawa. Diane est bien consciente de sa commission de trouver pour Gaêtan un chapeau qui sera digne d’un personnage distingué. Elle fouille le magasin Irving Rivers, au marché « We corner the market» et voilà, le bon chapeau a sauté de l’étagère dans les mains.
Au Pays des Loyalistes
Rédaction de Bruce Grant,
Photos de Danielle Bellanger et Bruce Grant
(note du Webmaster: on s’excuse pour la qualité des photos dans cet article; pour la plupart, ils ont été scannés depuis un tirage du document d’origine; des fois, on fait avec ce qu’on a.)
On commence chez nos amis Fabienne et Christian T à Winchester. A la fois, ils accueillent le groupe deuchiste de l’Ontario.
Dans la photo, Bob McLeod, l’homme à tout faire (« horse of all work », dirait-on en anglais) s’en occupe à la fois avec un ballon et une tablette qui contient son agenda.
Il est vendredi; la pluie s’en vient.
Notre hôte Christian T, aidé des deux cousines Nohémie et Orlane tentent à maintenir le milieu luxueux malgré le mauvais temps.
Le matin s’annonce avec un ciel bleu et du bon café
Conversation entre Diane Temple et Gaêtan St. Arnaud
«Je reconnais ton fameux chapeau que j’ai vu dans le livre Gaspésien il y a deux ans. Est-il vrai ce qu’on dit que tu dors avec ton chapeau?»
«Oui ah oui. T’as raison. Mais c’est bien le temps d’avoir un changement de chapeau. Diane, je te donne la commission de m’en trouver un nouveau.»
Fabienne et Christian nous préparent pour le départ vers Upper Canada Village, le début de notre voyage d’une semaine. Malheureusement, ils ne pourront pas nous joindre parce qu’ils doivent veiller sur les vaches. Et beaucoup d’autres amis ont dû rater l’affaire à cause d’obligations familiales. Nous autres, les survivants, prendrons la route en trois Deuches.
Upper Canada Village doit son existence à la construction de la Voie Maritime qui a déplacé tant de maisons et autres bâtiments historiques. Il est devenu un bon exemplaire de la vie du dix-neufième siècle dans le Pays des Loyalistes et un des meilleurs villages historiques du monde.
A Crysler’s Farm, sur le champ accotant le village, on a repoussé en 1813 une invasion américaine. Les forces britanniques, renforcées d’un grand nombre de québécois ont leurré une armée américaine, supérieur en nombre, à avancer avec toute confiance sur un grand champ sans abri.
Kingston était la première capitale du Canada et nous donnait le premier gouvernement démocratique suite à la rébellion de 1837 et le rapport du Lord Durham. Durham a recommandé un gouvernement responsable et il a créé un programme pour l’assimilation des francophones. Nos deux leaders canadiens Robert Baldwin et Louis Hippolyte Lafontaine avaient un autre propos. Ici à Kingston ils ont serré la main et ils ont établi l’idée essentielle du Canada. Il est ironique que le moulin à vent, une structure utilitaire, soit devenu le siège d’une bataille importante mais la grande forteresse à Kingston n’a jamais été attaquée.
Kingston comprend toutes les prétentions d’une petite capitale nationale, y inclus les pénitenciers. En visitant le Musée des Pénitenciers on voit les cruautés qu’on a infligé aux détenus. On voit aussi les photos des malfaiteurs bien connus, y compris Gaêtan l’Incendiaire et son complice Pretty-Boy Boulanger.
Il paraît dans la photo ci-dessus que Michel s’est débarrassé des jeunes femmes. Pas vrai! La photo, c’est juste une blague! Vraiment! Je le vous jure!
Le traversier de Glenora, n’est pas un traversier. Il fait partie du système routier et ne demande pas le péage. Ce chemin flottant nous mène au Compté du Prince Edouard, une île dans le Lac Ontario, isolée des routes principales et de la vie moderne.
On visite l’inévitable maison historique ou le personnel sont tous les enfants des loyalistes, et qui font leur travail comme bénévoles pour l’amour de leur histoire. On visite aussi une cidrerie pour un bon repas de midi, une fromagerie et enfin un vignoble, dans le cas que le cidre n’était pas suffisant.
Les petits chemins du Compté invitent une randonné détendue, à basse vitesse. On se sent plus comme flâneur que voyageur.
Cette belle journée se termine au Ferme à Lavande, un gîte muni d’une bonne table, une piscine et notre hôtesse la belle Rolande Leblanc.
En route le matin, nous visitons chez Barry Brown et son épouse Gail, qui habitent dans un ancien moulin à eau. I3arry, un ancien ami à moi est motard; il collectionne, restaure et vend les motos rares. Lorsqu’ il était jeune homme Barry a conduit sa Deuche d’Amsterdam à Jérusalem Il doit prendre le volant pour faire un circuit avec Gail. « Oh man, it brings back so many memories »
On arrive enfin à Merrickville, village qui date du 18 siècle. Notre logis se trouve dans une ancienne caserne militaire converti en gîte confortable. On pille les magasins et on prépare un bon dîner. Etre à l’aise, une bonne table, un verre à vin en main, pendant qu’une pluie légère tombe dehors, c’est pas mal. Voyons dans la deuxième photo, comment nous sommes bel et bien détendus.
Grâce à Michel, nous sommes invités à visiter l’Agence Spatiale du Canada. Puisqu’il est interdit de prendre les photos à l’intérieur j’ai dû faire un croquis. Ici Michel démontre fièrement son dessin pour les hublots de la navette spatiale.
Avant
Après
On termine à Ottawa. Diane est bien consciente de sa commission de trouver pour Gaêtan un chapeau qui sera digne d’un personnage distingué. Elle fouille le magasin Irving Rivers, au marché « We corner the market» et voilà, le bon chapeau a sauté de l’étagère dans les mains.